Marigny a Soufflot
A Versailles, le 2 septembre 1758.
J'ai reçu, Monsieur, votre lettre du 24 août dernier, par laquelle j'apprends qu'on a trouvé les tableaux d'après lesquels les tapisseries de la grande Chambre du Parlement de Paris ont été faites, que néanmoins on ne s'en servira point, par deux raisons. La première parce que les Ggures en sont plus grandes que celles de la tenture de la Chancellerie. La seconde parce qu'on pourra se servir, au moyen des soins du sieur Neilson pour celle qui est à faire, des vieux tableaux d'après lesquels on a fait celles de MM. les chanceliers ^précédents.
Vous pouvez dire au sieur Neilson la satisfaction que j'ai de ses services, dont je lui donnerai des preuves dans les occasions qui se présenteront. Je vous enverrai bientôt mes ordres ultérieurs pour faire commencer ctt ouvrage (1). A l'égard de la tenture de tapisserie dont M. Michel est chargé pour la Russie, vous recevrez l'ordre de la faire délivrer incessamment (2).
Archives Nationales, Ol 1157.
(1) En 1758 et 1759 le peintre Jacques travaille à la bordure de cette tenture. Mises sur métier en 1759, les tentures et portières qui composent cette chancelîerie sont livrées à M. de Lamoignon le 11 mai 1761. (Fenaille, op. cit., vol. II, p. 144-146).
Après la livraison, l'atelier Neilson continue à exécuter des tapisseries et des portières de la Chancellerie sans destination arrêtée d'avance. (Voir infra, lettre de Marigny à Soufflot du 9 avril 1761, de Soufflot à Marigny du 11 octobre 1765, de Marigny à Soufflot et de Soufflot à Marigny des 8 et 21 février, 25 avril, 26 mai, 17 juin 1767, de d'Augivillerà Soufflot et de Soufflot à d'Angiviller des 21 et 23 décembre 1775). Sur les Chancelleries, voir Lacordaire et Guiffrey, op. cit. ; Havard et Vachon, op. cit., p. 151.
(2) Cf. travail du roi du 17 septembre 1758 : « Au comte de Woron-