Marigny a Soufflot
A Versailles, le 24 août 1761.
J'ai reçu, Monsieur, avec votre lettre du 22 de ce mois, les deux mémoires que je vous avais renvoyés pour m'en rendre compte, l'un le 16 juin et l'autre le 26 juillet dernier. Vos réflexions sur la demande des entrepreneurs des tapisseries des Gobeiins, toute juste qu'elle est en soi, m'ont néanmoins déterminé à la répondre d'un néant, vu les conséquences qui pourraient en résulter; vous aurez agréable de leur rendre ma décision et les motifs qui m'y ont déterminé.
Vous pouvez aussi dire au sieur Neilson que j'approuve qu'il ait donné de l'ouvrage au fils de Daigue, mais s'il me vient de nouvelles plaintes contre ce jeune homme je le ferai renvoyer de la manufacture pour n'y jamais rentrer.
Archives Nationales, O* 2045.
Du 21 octobre 1761.
Vous recevrez, Monsieur, par ce même courrier, quatre arapliations d'ordonnance de 1.200 livres chacune pour les en-
trepreneurs des manufactures des Gobelins et de la Savonnerie, acompte des 9.000 livres qui doivent être payées à la fin de ce mois des fonds des Affaires Etrangères. J'écris à M. Denis de suivre ce recouvrement pour faire en sorte que cette somme rentre à la fin du courant ; les 4.200 livres qui resteront leur seront également destinées aussitôt que la recette en sera faite ; de mois en mois ils auront les 9.000 livres qui rentreront ; qnant à présent, je n'ai que cette ressource pour les secourir.
Archives Nationales, 04 1108.