‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 90 sur 224 · Sotjfflot a Marigny · texte numérisé non relu

Sotjfflot a Marigny

Paris, le 24 janvier 1763.

Monsieur, j'eus l'honneur il y a quelque temps (2) de vous prier d'écrire à M. le procureur du Roi au Châtelet, et de vous dire que j'avais eu celui de le voir, et qu'il était disposé à

(1) Note de Marigny : Bon à tous les articles de la lettre. — Cf. le travail du Roi du 12 novembre 1762: « La place de chapelain des Gobelins au sieur Larchevêque, le sieur Bellanger ayant été destitué de celte place. »

(2) Par lettre du 20 décembre 1762 (A. N. O* 15'i6).

demander, sur votre lettre, que l'on vidât l'appartement de l'ancien chapelain des Gobelins des meubles qui y ont été saisis et mis en garde, lors de son affaire qui ne finit pas, afin de pouvoir loger son successeur ; depuis ce temps-là M. Bâton, peintre, est mort, et je vous ai supplié de ne pas disposer de son logement qui pourrait être nécessaire au rétablissement du séminaire dont vous avez senti la nécessité ; comme ce logement, à présent vacant, parce que M. Boizot a retiré la veuve chez lui en attendant qu'on puisse lui trouver une ou deux chambres ailleurs, peut bien mieux convenir au chapelain, je vous supplie, Monsieur, de vouloir bien agréer qu'il l'occupe, et voici les raisons :

1° 11 est à côté de la chapelle et l'ancien est vers l'entrée de la maison ; 2° l'atelier du feu sieur Bâton, qui est aussi à côté do la chapelle, suffira pour y transporter l'école des enfants qui est sur la rue Mouffetard (1) ; elle sera alors près de la chapelle où le nouveau chapelain les mène à la messe, et près de son logement, ce qui lui donnera bien plus de facilité à continuer les soins qu'il a commencé à se donner pour les élever infiniment mieux qu'ils ne Fêtaient. L'ancienne école vacante pourra peut-être suffire à M. Lambert, orfèvre, qui> quoique reçu maître sur le certificat que vous avez eu la bonté de lui donner l'année dernière, semble désirer rester dans la maison, et dont le logement actuel sera nécessaire pour le séminaire. L'ancien logement de chapelain servira aussi à loger une autre personne qu'il faudra aussi déloger, et il ne nous restera plus que M. Halle, orfèvre, à transporter, et pour l'arrangement duquel nous aurons peut être bientôt quelque chose de vacant. Alors on aura tout l'espace convenable pour rétablir ce séminaire dont je sens de plus en plus

(1) La rue Mouffetard limitait alors les Gobelins du côté de l'avenue actuelle des Gobelins, tracée plus tard parallèlement mais en empiétant sur le terrain de la manufacture.

la nécessité ; ce qui se fera à peu de frais par les combinai que j'ai faites, avec Al. Xeilson, pour tirer parti du travail dei apprentis quand ils seront mieux morigénés I \

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