A MADAME LA COMTESSE DE TASCHER A PARIS
Paris, le 16 mars 1839.
Madame la Comtesse,
Depuis que j'ai vu que la seconde partie de VAbbesse de Castro vous déplaisait, je songe uniquement à inventer quelque chose d'honnête qui ne soit pas plat et illisible. Enfin, je viens d'inventer la sœur
(1) Collection de M. Paul Guilleinin.
l'.W COnKESPONDANCI': DE STENDHAL
Scolastica (1), rcligieuso à Naples, en 1740 ; laquelle, étant dans Vinpace du couvent de San Felicioso, ne veut pas suivre son amant.
J'ai trouvé liitr une seconde partie pour VAbbesse de Castro, qui sera vertueuse ; mais je crains horriblement de tomber dans l'illisible et le plat.
Je solliciterai, madame, toute la sévérité de votre jugement, dans lequel j'ai une confiance infinie. Ji> n'ai jamais vu une belle âme non obscurcie ou rapetisséc^ par un certain sentiment.
Je suis avec le plus profond respect,