‹ Correspondance de StendhalChapitre 97 sur 134 · A MADAME MARIE BONAPARTE VALENTINI · texte numérisé non relu

A MADAME MARIE BONAPARTE VALENTINI

à Canin 0 {Etats Romains)

Civita-Vecchia, le ] 'i août 1840.

Madame,

J'ai à vous témoigner toute ma respectueuse reconnaissance pour la lettre que vous avez bien voulu m'écrire. Les deux journaux que je reçois, le Commerce (de l'opposition) et le Siècle (un peu vendu), sont à votre service. Les petits résumés politiques de la Revue de Paris, dévouée au ministère, sont, dit-on, d'un homme d'un vrai talent, M. Rossi (de Carare), qu'on a fait pair.

J'ai aussi à mettre à vos pieds, Madame, l'offre de quelques livres parmi lesquels quelques romans pourront faire oublier les événements de ce monde si vilain, et dont vous sentez si bien les bassesses dans un sonnet vraiment noble que vous écriviez quand j'eus l'honneur de vous rencontrer ; je désirerais bien en voir quelques-uns.

Agréez, Madame, l'hommage du dévouement le plus respectueux, etc., etc.

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