‹ Correspondance de Thomas Lindet pendant la constituante et la législativeChapitre 108 sur 217 · CXVII. — Au même. Le 2} juillet IJ · texte numérisé non relu

CXVII. — Au même. Le 2} juillet IJ

Mon firère, quoiqu'on parle toujours de guerre, il est difficile d'y croire. Le Comtat n'est pas tranquille; Taris-

(i) Bouillerot de Marsenne (Alexis- Joseph), né le ii février 1752, à Bemay, fut receveur du district de Bernay, puis député à la Convention en 1792. Il fît partie du parti montagnard avec les deux frères Lîndet et Du Roy, ses compatriotes.

tocratie s'est signalée par un assassinat atroce près d'Avignon. Un vieillard commandant des gardes nationales, nommé Maire, a eu Toption d'être pendu ou fusillé. La famille a assisté à son supplice, et son fils prêtre a été forcé de le confesser.

L'évasion de M. Bonne-Savardin des prisons de Tabbaye Saint-Germain donne beaucoup d'humeur : il avait été arrêté à Pont-Beauvoisin et ramené à Paris. Ses papiers et sa personne devaient fournir des éclaircissements pour l'affaire de Maillebois. M. de Saint-Priest, désigné sous le nom de Farcy, brave maintenant Toragre.

L'ordre du jour est déjoué à chaque moment... L'affaire des tribunaux d'appel n'est pas décidée encore : elle va peut-être être terminée aujourd'hui. Je voudrais bien voter avant de partir. Mon départ est fixé à la semaine prochaine. Je serais fâché qu'on sût le jour de mon arrivée à Bernay ; je ne le sais pas moi-même. (Papiers R. Lindet).

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