CCXXXIV. — Au même. Évreux^ le 18 août
Mon frère, les nouvelles des armées sont longtemps à nous parvenir. On m'assure que La Fayette va disposer la sienne à bien recevoir les décrets. Je le crois ; il s'arrangera du parti dominant, et se fera passer, s'il le faut, pour excellent patriote : il trouvera bien des dupes et des fripons qui espéreront encore en lui.
Marie- Antoinette pourra monter à la tour pour voir si elle le voit venir.
Malheur aux nouveaux constituants, s'ils ne s'ac-
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cordent pas mieux que les premiers et que les membres de la première lég^lature I Les Parisiens en feront justice nonobstant leur inviolabilité, comme Louis XVI, nonobstant son inviolabilité, finira probablement d*une manière tragique : la moindre chose qui lui arrivera sera d'être déclaré ex lex et ex rex^ et chacun après un tel jugement pourrait lui courir sus. Marie-Antoinette n'est pas inviolable : il parait qu'elle a du goût pour les exécuteurs des hautes œuvres.