LVIII. — AR. Lindet. Le 35 mars
[Il donne à son frère quelques explications sur les pièces à imprimer pour faciliter la constitution des assemblées du département.]
Je crois que vous ferez bien d'écrire à M. Buzot. M.Letellier est son ami, peut-être sera-t-il son agent ; mais il faut éviter tout schisme. On vous ménagera dans tous les cas ; on aura besoin de vos moyens. M. Buzot correspondra avec M. Letellier, et vous connaîtrez mieux l'esprit de la correspondance, si vous y êtes pour quelque chose. Il est difficile de ne pas deviner deux hommes dont l'un écrit et l'autre parle.
Vous serez connu de messieurs du district des Andelys et Gisors. Je suis fâché de la longue disparition d'un
(i) Décret du même jour, sur la capacité des religieux sortis du cloître (art. j).
député de Pont-Audemer. Vous aurez des amis à Louviers. Je vous recommande la division en six districts.
Vous connaissez, j'imagine, le nouveau décret sur les moines (i).
Je désire que vos conférences sur leurs biens aboutissent à l'adoption du projet d'acquisition; n'y comprenez pas de dîmes : elles finiront par être abolies, et l'indemnité ne vaudra pas l'objet supprimé.
Il raconte ensuite la scène survenue entre le duc du Châtelet et Camus, dont il va entretenir les officiers municipaux de Bernay dans la lettre suivante.]