XVIII INTRODUCTION
Celte correspondance demande, semljle-t-il, un commentaire détaillé. Les noms propres y sont fort nombreux : on voit passer quantité de grands personnages dont il faut au moins rappeler les dates, et toute une suite de comparses sur lesquels il convient de fournir quelques précises indications. Les allusions abondent. Il a fallu les éclaii'cir. Ici ou là quelques noms nous ont embarrassé, et nous avons renoncé à les expliquer. On trouvera peut-être qu'en général nous en avons trop dit. La limite est difficile à saisir et à observer. En tout cas nous avons toujours cherché à orienter nos notes dans le sens de Voltaire et à les faire porter strictement sur la péi-iode qui nous occupe : la madame du Deffand qui nous intéresse ici est celle de 1726. Naturellement il a fallu en plus d'un cas remonter dans le passé pour rendre compte du présent. Nous devons beaucoup à nos devanciers. Nous citerons surtout parmi les Anglais : Churton Collins et M. Ballantyne, parmi le? Français Glogenson, Beuchot, Desnoiresterres et Moland. La Bibliographie voltairienne de M. Bengesco, la Bibliographie du XVHI" siècle et l'édition des Lettres Philosophiques de M. Lanson nous ont rendu les plus grands services. On s'apercevra de reste de toutes nos obligations en lisant nos notes, bien que nous soyons loin de les avoir mentionnées toutes. Ceux qui s'intéressent à ces travaux verront ce que nous avons ajouté.
En dehors du commentaire, nous avions à nous préoccuper du texte. Nous avons dans tous les cas cherché à remonter aux originaux. Nous n'avons pas toujours réussi à les découvrir. Parfois nous avons eu à notre disposition une copie plus ou moins directe du manuscrit original d'après laquelle telle ou telle lettre a été publiée. Dans