Moland, 1. 2iG
3. Cf. Moland, 1. 229, 271 et 272. Il est difficile de dire au juste quand il a fait ces corrections : peut-être seulement au retour de Normandie. L'édition d'Amsterdam parut vers juin 1732. Cf. Bengesco, Bibliogr.^ t. lY, p. 3.
3o4 APPENDICE IX.
de plusieurs scènes nouvelles; la iraduclion faite autrefois par Desfontaines de VEssai sur la poésie épique était nettoyée de ses contresens. Voltaire n'avait pu se dispenser de revoir une édition que les irnprirneurs hollandais étaient résolus à donner bon gré mal gré, mais il espérait bien faire interdire en France celte édition étrangère et re])rendre le projet pour son jiropre compte. 11 décide donc de faire imprimer à Rouen une nouvelle édition de la Hcnriade, qui cette fois contiendra son Easai sur la poésie épique « calculé pour le méridien de Paris ». 11 y travaille depuis longtemps, comme nous le savons, et ne s'était pas senti prêt en 17'io au moment où il publie la Henriade « chez Hiérôme Bold Truth* ». De plus à Rouen encore il préparera une édition de ses œuvres. Et en effet pendant son séjour en Normandie, en dehors de toutes ses autres occupations, il fit en outre commencer une édition de la Henriade -, et une édition de ses tragédies ^. A son départ il les laissa inachevées, mais le fidèle Jore, son imprimeur, devait aller de Tavant. Du reste Voltaire était tranquille ; il avait à Rouen un ami sûr, Cideville, qui y sera son lieutenant et deviendra « le tuteur de la Henriade et de VEssai sur l'épopée^ ». C'est du reste seulement après le retour à Paris que VEssai fut expédié en Normandie, ou tout au moins une moitié de VEssai'' : car Voltaire était occupé à retravailler le reste. L'édition contenant le poème et l'essai ne parut que vers mai 1733". Quant aux Œuvres, il semble que ^'ollaire s'en soit désin-