‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 36 sur 162 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

le moindre cloute. Les deux correspondirent précisément pendant une grande partie de cette année 17^7 et nous avons encore une lettre de Thieriot à Atterbury ' et neuf d'Atterbury à Thieriot. Thieriot prête des livres français à l'évêque : en revanche il lui demande de lui indiquer des livres anglais à traduire; une fois Atlerbury sinforme de ce que fait Voltaire en Angleterre '-. 11 nous paraît infiniment probable que, pour une raison ou pour Tautre, Thieriot fît cadeau à Atterbury de cette lettre où l'Angleterre et les Anglais étaient loués de façon si enthousiaste. Nous avons vu comment la lettre passa de Tévêque à son gendre, et de Morice à Pope. Pope qui aimait la louange fut flatté d'être si bien loué et touché de la délicate attention qu'avait eue un ami de P'rance de faire parvenir jusqu'à Twickenham ce précieux encens.

Il garda la lettre par devers lui. 11 la retrouva plus tard, en temps et lieu. Il mourut avant davoir mis au jour la grande édition de ses œuvres, que Warburton devait donner à sa place, mais, de concert avec ce grand admirateur de son talent, il en avait du moins réuni les matériaux. Or voici ce qu'il écrit à Warburton à la date du 27 janvier 17.',', ^ : « J'ai examiné tout ce que vous avez écrit sur les deux épitres. J'en suis content, et je suis d'accord avec vous pour aller plus vite avec les épitres à lady et à lord Burlington (bien que j'aie remis dans la première la plus grande partie des vers qui en avaient été omis). Ce que je veux maintenant ce sont vos remarques sur ÏL'pître au Docteur Ai but/mot : on y trouvera, j'imagine, tout à la fois un commentaire et des notes, une idée

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