‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 42 sur 162 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

Voltaire pourtant qui s'est ainsi corrigé, il n"a pu le faire sur-le-champ. Les corrections qui, comme nous l'avons dit, portent exclusivement sur la forme sont de quelqu'un qui connaît bien l'anglais et corrige à coup sûr. 11 est impossible que la même personne ait à quelques heures ou même à quelques jours d'intervalle tiré d'un même fond les locutions fautives et les tournures correctes. Ce serait possible pour un ou deux cas, non pas pour l'ensemble. Mais quand Voltaire a-t-il pu ainsi retoucher et polir son manuscrit? Faut-il donc croire que, bien des mois après, Pope lui a montré la lettre et que Voltaire, plus au courant alors des nuances de la syntaxe anglaise, l'a corrigée sous ses yeux? N'est-on pas plutôt amené à attribuer les corrections à quelqu'un d'autre? A Atterbury, par exemple, qui aurait travaillé ainsi pour le bénéfice de Thieriot, ou à Pope ou à Warburton qui auraient voulu arranger un peu le texte pour l'impression? Dans le doute nous avons, comme M. Sieveking, reproduit le texte corrigé, mais dans chaque cas nous donnons en note le premier texte, qui de toute façon a été celui auquel Voltaire s'est tout dabord arrêté.

Des quatre autres lettres que renferment les collections privées d'Angleterre, je n'ai vu aucune, mais dans les quatre cas je crois avoir une reproduction fidèle de l'original. Depuis longtemps Churton Gollins avait signalé la présence à Longleat dans la bibliothèque du marquis de Bath d'une lettre autographe de Voltaire à Lord Oxford : il en avait même obtenu une copie, mais avait négligé de la publier, se bornant à en donner un résumé rapide. Je me suis adressé à mon tour au marquis de Bath qui, avec une courtoisie dont je lui exprime ici tous mes remerciements, a bien voulu me faire tenir une copie de cette lettre. C'est notre h° 4 3.

La lettre 56 fut publiée pour la première fois en 182 i, par Colet dans ses Relies of Literature, sur l'autographe « autrefois en la possession du Révérend M. Sim, l'éditeur des poèmes de Mickle ». Elle fut réimprimée, d'après

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