Voir ms. Eg. if)4C, î
MANUSCRITS ORIGINAUX. XLIU
propres papiers K C'est de lui, dans ce cas, qu'elle serait partie, non de Warburton, M'aidant du catalogue, j'ai fait un examen sommaire des manuscrits Warburton : sauf la lettre de Pope que j'ai citée tout à l'heure et où Voltaire n'est pas nommé, je n'ai rien trouvé qui pût éclairer en quoi que ce soit la question.
On a pu remarquer que Morice parlait d'extraits d'une lettre de Voltaire. La nôtre pourtant a dû parvenir entière à Pope. Nous avons vu quelle est encore complète à la fin. Elle devait également être complète au début, car la première citation de Warburton commence par une phrase dont la fin se trouve en haut de notre page 4 (la i''* du fragment conservé), mais dont les premiers mots étaient sûrement au bas de la page 3 (aujourd'hui perdue) ; de plus Warburton donne la date de la lettre, et cette date qui n'est pas à la an de la lettre devait être indiquée en haut de la première page. Il faut donc admettre que sur ce point Morice a fait une erreur. Rien d'invraisemblable à cela : les éloges de Voltaire ne pouvaient avoir pour lui la même saveur que pour Pope, et il n'y aura pas été regarder de si près.
L'écriture de la lettre est celle de Voltaire. Il n'y a pas de doute sur ce point. De plus nous n'avons nullement affaire à un brouillon : c'est bien la lettre qui fut envoyée à Thieriot. Pour les corrections, il en faut distinguer de deux sortes ; d'abord celles qui sont faites sur la ligne même : Voltaire écrit un mot, s'aperçoit qu'il a fait une erreur, le barre et en écrit un autre à côté. Ici nous sommes bien sûrs que c'est l'auteur de la lettre qui s'est repris et corrigé. Il y a d'autres corrections plus nombreuses, à propos desquelles on peut douter. Elles sont entre les lignes et peuvent avoir été ajoutées après coup. Elles sont en effet écrites dune encre un peu plus noire que le texte. Qui est l'auteur de ces corrections? L'écriture ressemble à s'y méprendre à celle de Voltaire. Si c'est
I. On sait que Pope légua ses papiers à Bolingbroke avec pouvoir d'en disposer comme il l'entendrait.