III. — IMPRESSIONS
Restent aS lettres pour lesquelles nous n'avons ni original ni copies d'originaux et qu'il nous faudra donner d'après les premières impressions où elles ont paru. Ce sont : 1° la dédicace de la Henriade (1. 45); 2° la permission donnée à Coderc d'imprimer la Henriade « en petit » (1. 4/,) ; ')" trois avis au public insérés dans les journaux de Londres en i72<S (1. 47, 49 et 53); 4° le fragment de lettre de /<^ Thieriot à Voltaire du £2 août 1726 (1. 2?); 5° la lettre à Pope (1. îi); 6" le fragment de lettre à Dumas d'Aiguë. berre (1. 22) ; 7° les lettres 26 et 58, publiées pour la première fois dans l'édition de Kehl; 8° les 12 lettres publiées par Jacobsen en 1820 (1. i3, S-j, 5o, 5i, 54, 61, G2, (V\, 64, 6G, 67, 71); (f les lettres 20, 55 et 68 publiées par Bavoux et François en 1860.
1° La dédicace de la Henriade parut en 1728, en tète de la grande édition in-4°. Elle fut reproduite dans l'édition in-8" donnée à Londres la même année par Woodman, peutêtre dans d'autres impressions étrangères. En France, sauf erreur, aucune édition des Œuvres faite au cours du wiii"^ siècle ne la insérée. Mais Marraontel l'a reproduite dans la préface qu'il lit pour la Henriade de 1746. On la trouve encore dans une édition de 1 74 1 donnée par Gandouin : mais on s'aperçoit que ce n'est pas une réimpression. On a tout simplement inséré des remarques postérieures dans des feuilles qui proviennent de l'édition de 172S. C'est d'après le texte de ces feuilles que nous imprimons la Dédi-
IMPRESSIOiNS. XLIX
cace. Voltaire a dû faire des retouches en cours d'impression : Ballantyne donne un texte légèrement différent du nôtre.
2° Nous imprimons la lettre W d'après l'édition in- 12 donnée par Gosse et Neaulme à la Haye en 1728. C'est une reproduction de l'édition londonienne Prevosl-Coderc, 1728, qui nous est restée inaccessible. M. Bengesco en a signalé et décrit un exemplaire qui appartenait à la bibliothèque Rochebilière '.
3" Nous donnons les pièces de la querelle avec Prévost (1. 47, 49 et 53) d'après le Daily Post de Londres des 19 et 11 mars et du So mai 1728.
4° La letti^e de Thieriot du 12 août 1726 qui contenait des plaintes et des accusations à l'égard de Desfontaines fut soigneusement conservée par Voltaire, qui, en 1739, lors de !a grande querelle amenée par la publication de la Voltairomanie, la produisit triomphalement. Il ne se lasse pas d'eii citer des passages à ses divers correspondants et de la lire à qui veut l'entendre. De peur que ce précieux document ne disparaisse, il le dépose chez un notaire et le fait savoir à qui de droit. Il réussit à mettre dans ses intérêts un curieux aventurier de cette époque, le marquis d'Argens, et voilà d'Argens qui dans ses Lettres Chinoises publie tous les documents à décharge qu'avait réunis Voltaire : un fragment de notre lettre y paraît en bonne place. D'Argens nous fait en plus l'histoire de la querelle et il met en scène Voltaire lui-même venant se plaindre à d'Argens de Desfontaines et de la Voltairomanie ; on y voit au vif les angoisses que fit éprouver à son ennemi le malicieux abbé : le dialogue est bien amusant, encore qu'il ne soit pas écrit dans le style de Voltaire. Une note de d'Argens nous donne un renseignement qui, sauf erreur, ne se trouve que là : « Ces lettres — il s'agit des documents à décharge et par conséquent de notre lettre — sont déposées chez un notaire de Chaumont en Bassigny, près