L INTRODUCTION
de Cirey, du lo mai 1739. » Grâce à la brochure intitulée Etat des notaires anciens et en exercice dans Varrondisscinent de Chaumont (Haute-Marne), 187'j, qui indique les minutes déposées dans chaque office, on pourrait peut-être retrouver ce dossier qui aurait son intérêt'. En attendant nous ne pouvons imprimer de notre lettre qu'un fragment emprunté à la correspondance de Voltaire.
5° La lettre de Voltaire k Pope est imprimée dans lédition Elwin et Courthope au t. X, p. l'ii, avec la note suivante : « Paraît pour la première fois dans Roscoe, 1, 224 »• C'est une erreur. Roscoe lui-même Tavait empruntée à Ruffhead, Life of Pope, 1769, où elle se trouve à la p. 212. Cette lettre, presque inconnue en France, a été assez souvent imprimée en Angleterre, parfois avec des corrections plus spirituelles que justes. Nous donnons le texte de Ruffhead qui devait tenir la lettre de Warburton, lequel à son tour l'avait certainement reçue de Pope lui-môme.
6'' Le fragment de lettre à Dumas d'Aigueberre est emprunté au Commentaire historique. Nous avons un peu hésité à l'insérer dans notre édition. Voltaire n'y prend pas tout à fait le ton qui est celui des lettres authentiques de cette période. On peut se demander si ce petit fragment n"a pas été composé plus tard pour exécuter une pirouette là oîi on ne se souciait pas d'entrer dans les détails. Admirez la l'apidité du récit. A peine nous a-t-on dit que la Henriadc avait eu beaucoup d'ennemis (1724) et que Mariamne était tombée (172'^) qu'on ajoute : « Ces mortifications continuelles le déterminèrent à faire imprimer en Angleterre la Henriade pour laquelle il ne pouvait obtenir en France ni privilège, ni protection. Nous avons vu une lettre de sa main (c'est un tiers qui est censé parler) écrite à M. Dumas d'Aigueberre, depuis conseiller au parlement de Toulouse, dans laquelle il parle ainsi de ce voyage : Je ne dois pas être plus fortuné... » Suivent les six vers de notre fragment, puis on reprend : « Le reste des vers est déchiré;