AI.' ROI Dijon , 4 juillet li
Sire, j'ay receu vos lettres du xxiiii^ de jung dernier, ensemble les patentes pour faire poser les armes à tous voz subjeetz, lesquelles je feray publier par tout, sauf et réservé aux. villes de vostre frontière qui ne peuvent estre désarmées sans mectre vostre duché et estât en danger. Je vous supplie très humblement m'excuser, si pour le temps que j'ay à vous y faire service, je n'ycommectzune faulte si notable et si malaisée à réparer, en considérant le guet que peuvent faire noz voisins qui se jouent des adversitez de vostre royaulme. Je tiendray au demeurant la main le mieulx qu'il me sera possible auxdictes villes de frontières, de sorte que vosdictz subjects vivront en paix et que serez entièremant obéy, comme jà les choses y sont fort bien achemynées; y ayant faict publier l'eedict, et rentrer les expulsez avec tel commancemant de doulceur qu'il y a apparence que tout yra à vostre contantement, ainsi que vous aura peu faire entendre le sieur de Vantoux, à qui vous aviez escript pour commander à Mascon (1). Vaus lettres sont arrivées après son partemant. J'estime que de ceste heure luy en aurez commandé
(1) Claude de Saulx-Ventoiix, cou3in de Tavanes, son lieuteuant au gouvernement de Bourgogne, mort en 1570.
vostre voullontez comme de chose des plus importantte de sce guovernement.
Sire, etc.
De Dijon, ce un» juillet 1563.
Sire, le sieur de Vergy, gouverneur de la Conté, m'aescript, il y a quelque temps, que le Roy calholicque luy avoit envoyé la ratiffication de la neutralité; et pour ce que vous m'escripvites, il y a fort longtemps, que vous la m'envoyriés au retour de Coignet vostre ambassadeur aux Suisses, il me semble que si nous l'avions de présent elle viendroyt bien à propos, pour en délivrer les actes à noz voisins et les recepvoir d'eulx, comme l'on a de coustume.
Bibl. Nal. — Fonds français. — Ms. 4635, f. 12. — Minute.