A M. DE FERVAQUES
Dijon, G juia 1563.
Monsieur de Fervaques, j'ay veu voz lettres et suis bien merry que Monsieur de Cortalain et vous
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n'estes d'accord. Il fault que je vous dye, comme allyé de l'un et de l'aultre, qui me samble ny a point d'apparancc, estans si proches que vous estes, que tous deuz ne démesliés voz aiïaires amiablement carprocezet querelle ne peuvent aporter que ruyne. De ma part je vous le conseille, comme celluy qui dézire vostre amytié et vostre repos. J'en diray autant audict sieur de Cortalain qui est en ceste ville . Quant à ce que vous me mandés des reytres, il a bien esté quelque bruict que Monsieur le conte de Portion y vouloit faire venir quelques cornettes en vostre faveur, mais je n'en ay jamais rien creu, d'aultant que ce sont gens qui n'abandonnent pas voluntiers leurs trouppes de loing, estans foybles, pour se mectre au hazard; aussi que faisant cela, ce eust été faire mal à vosmesmes, pour la ruyne de ceulx que vous prétendez voz subjetz et faire beaucoup d'ennemys. Vous mercyant au demeurant les honnestes olîres que vous me faictes par vostre lettre. Je vous prie en penser autant de mon cousté, mais ce sera de bien bon cueur, duquel je faictz mes recommandacions bien alTectionnées à vostre bonne grâce. Priant Dieu, Monsieur, etc.
De Dijou, ce vi« jung 15G3.
Bihl. Nat. — Fond» français. — \U. 4631, f. 100. — Minulo.
loO COnnESPONDANCE