‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 109 sur 226 · AU LIEUTENANT DE MAÇON · texte numérisé non relu

AU LIEUTENANT DE MAÇON

Dijon, 4 juillet 1363.

Monsieur le lieutenant, n'aiant aultre moien de faire vivre les soldatz qui sont à Mascon que des municions qui sont aux magazins, en atendant quel moien que le Roy veult que l'on y treuve, que j'espère sçavoir et entendre par Monsieur de Vantoux, à son retour de la cour, qui sera briefz, et d'autant qu'il est besoing de tenir la main que ce qui est de bledz et vin soit mesnagé, affm que on ne puisse tomber en quelque nécessité, j'ay advisé de faire vendre les bledz et vins, qui sont ausdiots magazins jusques à la somme de quatre cens livres tornois pour une fois, que vous ferez distribuer pour la nourriture desdicts soldatz; assçavoir quarente francs par jour, qui est pour dix jours, en atendant ledict sieur de Vantoux. Vous tiendrez la main que ledict bledz et vin soit le plus vendu que on pourra, et sy congnoissiés que il ne soit en bonne vente, m'en advertirez incontinant. Cependant vous ferez dresser à Jehan Gratier garde des vivres cstatz des deniers qui sont provenus des vins que je luy ay ordonné de vendre, il y a quel(]ue temps, et s'il y a assés argent pour fournir lesdictes quatre cens livres, vous ne ferez vendre du bled. Et s'il advient (]u'il en faille vendre, vous apelerez Belon contrerollour desdictes municions, et ferez faire les proclamations dedicte vente aux lieux acoustumez pour vostre des-

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charge et la mienne. Et a tant me recommandant à vostre bonne grâce, je prie Dieu vous donner la sienne.

A Dijon, ce nie juillet 1503.

Bibl. Nat. — Fonds français. — Ms. 4634, f. 13j. — Minute.

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