‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 132 sur 226 · A LA REINE-MEHF · texte numérisé non relu

A LA REINE-MEHF

Dijon , \" août lo64.

Madame, le sieur de Rochefort a passé par icy qui m'a dict que luy aviés donné charge me dire que vous avés entendu qu'il y a queh]ues-ungs de ce pays qui se veuUent remuer et faire les folz, et que je donne ordre de les faire chastier, en sorte que les aultres y preignent exemple. Madame, c'est chose de quoy je n'ay encoires ouy parler, et n'ay entendu qu'il y ayt personne qui se remue en ce gouvernemant; ains y sont toutes choses paisibles. S'il vous eust pieu me mander le lieu où se font ces remuementz, je eusse envoyé veoir que c'est. Si de fortune il estoit advenu quehjue chose devers Aucerre, j'estime que Monseigneur d'Aumalle, qui est là, vous en aura adverty. Ledict sieur de Rochefort m*a dict que m'aviés escript, mais je n'ay point receu voz lectres. Advegnant queUiue chose, je y remédieray au mieulx qu'il me sera possible, et ne fauldray à vous en advertir promptemant.

Madame, etc.

Do Dijon, ce promior aoiisl 1564.

Nos voysins de la Conté, mesme la court de Parlement, ont esté ces jours passez fort empeschez à

donner leur advis sur les articles du Concilie, qui leur avoient esté envoyez par leur maistre; comme aussi les principaulx tiennent que l'armée que dresse Sa Majesté est pour le voyage de Flandres. Vostre Majesté estant advertie véritablemant de toutes choses en croyra ce qui luy plaira.

Bibl. Nat. — Fonds français, — Ms. iC3o, f. G3. — Minute.

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