AU DUC D'AUMALE
10 octobro IbSt.
Monseigneur, je ne vous ay point escript depuis vostre parlement de ce lieu, pour n'avoir seu le lieu où vous estiez arresté, aussy qu'il n'est advenu
(1) La niiuute du posl-scriptiim est au f. 19.
chose qui méritast vous envoler homme exprez. Je n'eusse encoires seu de voz nouvelles, sans les lettres qu'a receu Monsieur de la Bussière de la Mervadière. L'on se gouverne sagement par deçà et n'y a nulle sédition, mais la peste y est sy grande de tous les coustez que l'on ne sait où se retirer, mesmes à Dijon; et n'espère l'on pas que la court de Parlement y puisse rentrer à ceste Sainct-MarLin. Au demeurant, Monseigneur, le Pioy m'a donné congé pour aller achever nostre partage de la succession de Listenois en Auvergne, et m'en partz deans quatre ou cinq jours pour y aller. Sa Majesté m'a commandé d'y laisser Monsieur de Venteux pour pourveoir aux alîaires, atendant que je y revienne, qui sera bientost. S'il y a chose qui mérite, ledict de Venteux ne faudra vous en advertir, et obéyr très humblement à ce qu'il vous plairra luy commander, comme serviteur qu'il vous est obligé et très alïectionné.
Monseigneur, quelque part que je soye, je ne fauldray à exécuter voz commantlementz, aydant le Créateur, auquel je prye vous donner en santé très bonne et très longue vye.
Du x« octobre 1564.
Dibl. Nul. — Fonds français, — M^, tG34, f. GO. — Minute.