AUX MAIRE ET ECIIEVIXS DE MAÇON
Dijon, 14 octobre loGT.
Messieurs, suyvant ce (jne j'avois jà mandé à monsieur le Lieutenant de Mascon, et ce que vous a faict entendre mon secrétaire, j'ay dépesché en court et ay escript au Pioy, comme vous pourrez veoyr par la cop[)ie que Brunetvous envoyé. Ce pendant je vous ay bien voullu faire ce mot à ce que vous ayés à mectre en toutte liberté les catholicques de ladicte ville, et qu'il leur soit loisible d'aller et venir
(1) o Ctnix (In Mascon t'-lonnez offrent obéissance et suspension d'uraics au sieur de Tavanes, (jiii prend occasion (Tenvoyer au Boy ecnrenicnl en la compagnie d'un des principaux de leur ville, pour procurer leur ruine, et sçavoir du Uoy t^'d se t^crvirait de lui avec ses forces ji Paris ou en son gouverncuienl. » {Mémoires de Tavanes, Qu. 15G7.)
en la négotiation de leurs affaires, comme ilz faisoient auparavant, sans leur faire mal ny desplaisir, et que vous ayés à lever tout soupçon pendant l'allée et venue dudict Brunet et de Guérin; car de ma part je n'ay délibéré d'aulcune chose attenter ny soulfrir estre attentée que je n'aye nouvelles de Sa Majesté. Qui vous doibt donner occasion de tenir vostre ville ouverte avecques tout commerce, comme auparavant; à quoy m'asseurant que ne ferez aulcune difficulté, ne vous feray plus longue lettre, pryant Dieu vous avoir en sa garde.
De Dijon, ce xuii^ octobre 1507.
Bibl. Nul. — VoiuU français. — M-i. 1G3:;, fol. 31. — Minute.