‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 186 sur 226 · AU DUC DE NEVERS · texte numérisé non relu

AU DUC DE NEVERS

Scmur, 16 juilkl 1389.

Monseigneur, sur l'a J vis qu'avons heu d'un g de noz amis que pour le service du Roy nous feriez ce bien d'envoyer de voz forces en ce pays, s'il s'en présentoit quelque bonne occasion. Monseigneur de Nemours n'ayant plus de cavallerie et infanterie françoise que telle que comme pour sa malheur et ses quatre mil Suisses estans mal armés et gens peu aguerriz avec cent chevaux et m cens harquehuziers qu'il vous plairoit nous envoyer il y a aparence de les pouvoyr desfaire, nous vous supplions très humblement nous les envoyer et croire Monsieur de Cliastelluz de nostre part (l). Les reistres

(1) a Le ninyen d'asraiulir le pirli du R'>i en nouri;o;rne , dit riiîillaunie tic Tavancs' dans ses Mémoires ^Uv. m), èlail «|ue les forces li employt^es pour sou servire fussent souvent à la campajiue. » Quand il écrivil celle lellre, il se préparait à aller allaiiuer Saulieu.

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du Roy (loil)vent cstre dans peu de jours près de Langres, desquels estans fortiffics il n'y a rien à doubler des trouppes qui [)ourr()ienL venir de Lorraine. Vous nous y manderez que nous vous y rendions très humble service; suppliant le Créateur, Monseigneur, vous donner très licureuse et longue vie.

De Semur, ce xvi« juillet 1589.

Voz très humbles et obéissants serviteurs,

TAVANES, SIPIERRE.

Bibl. Nat. — Fonds français. — Ma. 3628, f. l'i. — Copie (1).

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