‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 187 sur 226 · AU- DUC DE NEVERS · texte numérisé non relu

AU- DUC DE NEVERS

ChassignoUes (2), 23 août 1589.

Monseigneur, aiant pieu à Dieu appellcr nostre Roy à sa part par la trahison et meschanceté de nos ennemis, mal advenu au général de la France et à nous extresme en particulier, la consolation qu'avons prise en cette occurrence avec la noblesse de Rourgongne a esté en noz âmes résolus et protesté ensemble d'emploier noz biens, vies et fortunes à venger la mort de Sa Majesté, d'estre unis pour la conservation de son estât, nostre patrie et nous

(1) Cette lettre est suivie de la r<^pon3e du duc de Nevers, en date du 18 juillet. 11 leur promet les ceul chevaux, et les trois cents arquebusiers d<.'nian(lt''S.

(2) Cbassignellea (Yonne), à 21 kil. de Tonnerre.

mesme (1) ; ce qu'avons advisé vous faire sçavoir et vous suplier très humblement comme par son commendement et le vostre avions aresté Icsreittres et lansquenets vous aller trouver, pour nous acheminer à luy du costé de Paris ou contre les Suysses ennemis. Qu'il vous plaise aussy nous commender et donner advis de ce que aurons à faire, nous sçavons qu'avez une vollonté entière. En ce qui concerne le commun bien de la France, nous tesmoingnerons aussy par toutes noz actions avoir une mesme inclination et à vous rendre très humble service, et toutes les obéissances que sçauriez désirer de nous, qui prions Dieu, après vous avoir suplié croire de notre part Monsieur de Vaugrenant qui vous va treuver, Monseigneur, vous donner heureuse et longue vie.

De Cliassiiielle, ce xxni« d'aoust 1589.

Vos très humbles et obéissants serviteurs,

TAVANES, SIPIERUE.

Itll.l. Nal. — Fonds fiançais. — Ms. 3422, f. 131. — Original.

\ï. ATX vicoMiT. .mavi:i:k i:t i:ciii:vins m- dm-^n

Flnvi-ny, 28 fùvrier l'IOO.

Imprimé tlan;* la Cotre spondaucr tir la Muirie de Dijon, t. II, p. 327-328.

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