‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 2 sur 226 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

g uctre y recueilli des Mémoires de feu Gaspard de Tavanes {[). Les Mémoires no virent le jour que vers 11)20, grâce à Jean, second fils du maréch.il ; ils sont le fruit d'une collaboration constante entn; le héros du livre et son biographe, malgré la mort qui lésa depuis longtemps séparés. En effet, le récit sommaire de la vie de Gaspard de Saulx est sans cesse entrecoupé par des dissertations sur les sujets les plus divers, inspirées à Jean par le souvenir de ses conversations avec son père, ou simplement extraites des papiers paternels, sans indication d'origine (2). Pour constater ses emprunts, il suffit de se reporter h V Instruction publiée en io74. Papillon (Bibliothèque des auteurs de Bourgogne^ art. Gaspard de Saulx) affirme qu'elle est, à Ain passage près, entièrement tirée des Mémoires de Tavanes (3). Enfin aux rcliquiœ paternelles Tauteur « a entremêlé aucunes fois quelque chose de lui-même, » c'est-àdire ses souvenirs personnels, ses réflexions, et jusqu'aux avis qu'il avait présentés aux souverains et aux chefs d'armée. Dans ce livre incohérent et désordonné, il a rarement cédé la parole à son père; on trouve pourtant aux dernières pages une relation incomplète de la campagne de 4569, et quinze lettres ou avis adressés soit à

(1) DuvERDiER, Bibliothèque française, p. 158.— La Croix du Maine, id,, p. 48.— Lelong, Bibl. hist. de la France, n» 18218.

(2) Le l'. ViWWYV.l , Traité (le^ }jreuvcs de la vérité de l'histoire, p. 136, dit que Jeau a rédigé les Mémoires « sur les papiers que sou père avait laissés, et sur les conversations qu'il avait eues avec lui. »

« Ces Méinoiros ont été composés en partie par le maréchal de ce nom. L'un de ses (ils continua ces iMémoires, en les surchargeant de longues et fastidieuses digressions.» ( Lacretelle, Ilist. des guerres de religion, t. II, p. 200.)

(3) J'aurais vouhi appuyer ici de quelques preuves cette assertion de Papillon, mais l'ouvrage de Neuchaizc est fort rare, et s'il existe au catalogue de la Bihliolliécpie nalioiiale, on n'a pu le retrouver sur les rayons pour me le communiquer.

LE.yn.LKT-Dvri\]i^soY, Aîélhode />oiir étudier rhistoirCyi. XII, p. 186, est allé jusqu'à confondre les deux ouvrages.

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