AU CONNETABLE
Verdun, 11 octobre 1333.
Monseigneur, les chanoynes du chapistre de ceste ville envoyent devers vous pour estre rescompensez des grains qu'ilz ont baillez à la municion du Roy; et pour ce, Monseigneur, que je les ay tousjours trouvez promptz eulx et leurs subjectz à s'employer pour le service dudict sieur , je vous
supplie très humblement les avoir pour recommandé, affin qu'ilz ayent occasion de continuer en leur bonne volonté, laquelle peult assez servyr aux affaires qui sont par deçà, joinct que Ton trouvera tousjours grand secours en leurs grenyers, si tant est que le passé leur soyt satisfaict.
Monseigneur, etc.
De Verdun, ce xi« jour d'octobre 1353.
Bibl. Nal. — Fonds fiançais. — Ma. 4Ô34, f. iî. — Minute.
2i. AU DUC DE GUISE
6 janvier 15o7.
Monseigneur, j'ai faict recongnoistre le lieu que je vous monstray hier ; il se trouve qu'il y a fort peu de commodité, car quant la mer est haulte Ton n'y peult aller à couvert; et l'avoyt recongneu le cappitaiiie Rotigoty quant elle estoyt basse. Le clair de la lune a empesché que l'on n'a peu aller jusques à l'endroyt du chasteau ; je le feray encores myeulx recongnoistre à ce soir, avant qu'elle soyt levée, si est ce que vous ne devez pas faire grand estât de ce cousté la, de quoy il m'a semblay vous devoir advertyr.
Monseigneur, je prie le Créateur vous donner en santé très bonne et longue vie. Au camp, ce vr janvier 1557.
Voyant ce que dessus je ne deslogeray point d<» là ou j'estoye, attendant vostre commandement.
28 rORRESPON'DANCE
S'il vou?; plaist, vous ferez mectre des jijens dans le petit chasteau blanc qui est entre le fort de terre et vostre logys, car il est nécessaire que vous gardiez que rien n'entre depuis vostre camp jusques audict fort.
Vostre très humble et très hobéissant serviteur,
TAVANES
Bibl. Nat. — Fonds fiançais. — M^. 23191, fol. 73. — Original.