A M. DE BRISSAC
Dijon, 13 octobre 1558.
Monsieur, j'ay bien conneu par le discours des letres qu'il vous a pieu m'escripre du septième de ce moys que le commys du trésoryer de l'extraordinaire des guerres ou le recepvcur général de ce pays vous ont mal informé au faict des denyers provenans de la contrybulyon de l'arryère ban de cedict pays, pour la présente année; car il ce trcuvera que lesdicts denyers ne sont destynés pour les fortyfficatyons des places de ce gouvernement, et qui ne sont entverement levés, comme ilz le vous ont mandé, et l'empêchement qui a faict lo mètre entre
(1) Charles de Cosst\ comte de Rrissac, nian^flial de France, licuteoaDt des armées du roi en Piémout (1505-15G3].
42 COIUIESPONDANCE
les mains dudict recepveiir, c'est en vertu de certaines provisyons que le Roy en a dépêché, à la poursuite de monseigneur le duc d'Aumalle, en ayant esté requys de ce faire par les gentyshommes, gens d'Eglise et aultres de ce pays, faisant les troys estas, pour les raisons que plus amplement vous pourés ententlre de mondict seigneur, lequel, s'yl n'eust entendu cella estre necesayre, n'en auroyt faict lesdictes poursuytes. De ma part je ne puys ryen faire contre lesdictes provisyons, comme assez vous l'entendes. Monsieur, je me réputeray heureux, quant il vous plaira me commander quelque chose pourvostre service, à coy je obeiray de bien bonne afectyon, pryant Dyeu qu'il vous doinct en santé bonne et longue vye.
De Dijon, ce xiii« octobre 1558.
Bibl. Nat. — Fonds français. — Ms. 463 J, f. 8i. — Minute.