AU DUC D'AUMALE
Dijon, 13 déconibro lîJGO.
Monseigneur, ayant entendu les piteuses nouvelles de l'extrême maladie du roy, je me suis retiré en ceste ville pour mectre ordre à tout; où j'ay trouvé mon frère qui pour cest effect avoit jà fort bien préparé les choses, et ce jourd'huy sont arryvées lettres que la royne mère escript à mondict frère qui nous ont confirmé l'inconvéniant. J'ay envoyé par toutes les villes pour se donner garde qu'il ne se dresse aucune nouveaulté. J'espère y pourveoir de façon que en aurés contantement. Je vous puis bien asseurer que tout est fort paisible en vos-
tre gouvernement et n'y voy sinon entière obéissance du peuple. Il vous plaira, monseigneur, me commander vostre volunté et je y satisferay de tout mon pouvoir. S'il survient quelque chose par deçà, je vous en advertiray d'heure à aultre. Monseigneur, etc.
De Dijon, ce xin« décembre 1560.
Bibl. Nat. — Fonds français. — Ma, 4634, f. 48. — Minute (1).