AU CONNETABLE
Camp devant Mûcon, 18 juin 1362.
Monseigneur, j'envoye ce gentilhomme pi'ésont porteur pour faire entendre au Roy commant toutes choses passent pour ceste ville de Mascon, (jue j'ay failly avec ce peu de gens (pie j'ay à emporter, à cause (ju elle est si gramle qu'il est impossible de garder d'entrer des gens dedans, joinel qu'elle est près (le Lyon. Ce sont gens, tpiund Ton aura des fonuîs [)()ur les assiéger, (pii treiiuMil leur licol. Je fais tenir pi'cst ung bon éijuippage d arlillerye pour, ({liant j(î seray fort, si l'on h' treuve bon, l'assaillir. Il me griefve fort (pie ceste peste là demeure inpugniz; elle ne demeure là (|u » à laulle de soldai/. Au demeurant, Monseigneni', j'avoys escriptau Uoy pour resleclion des mayres qui se va faire à ceste
iOO CORHESPONDANCE
Sainct-Jchan prochaine. Il est bien besoing pour éviter les tuiiiulles y rcMuédicr; il nie semble que pour ceste foys, sans préjudicier à leurs privilleges, que les lieutenans du Iloy en doibvent nommer Iroys, desquelz le peuple en choisira ung. S'il vous plaict, m'en ferez commander sa volunté, aultrement, s'ilz en eslisent qui soyent de la nouvelle religion, nous sommes à recommancer. Je suis seur que vous serés esbay avec quelle force j'ay voulu faire venir la susdicte ville au poinct, et estoyt faict sans les soldatz qui y sont entrez. Monseigneur, etc.
Du camp de Mascon, ce xviiP juing loG2.
Bibl. Nal. — Fonds français. — Ms. 4035, f. 8. — iMinuto,