A M. DE VERGY
[Anse, septombro lo62. ]
Monsieur mon cousin, j'ay receu lectres de monsieur de Mandosse, ambassadeur pour le Roy devers les Suisses, par lesquelles il me mande que les cappitaines des enseignes de Suisses, que nous faisons lever par delà, concluent pour le meilleur de faire passer leurs trouppes par le Conté, si vous le treuvez bon (2). Et pour ce que nous avons par deçà. semblablemant advisé que ledict passage est le plus commode pour le service du Roy et exécution de ce en quoy nous voulons les employer, je vous prie, monsieur mon cousin , ne le refuser ; vous savez
(1; François de Vpr?y, conile de Clianiplitte, gouverneur du comté de nouru'o^îne définis le l^"" fr-vrier 15f»0.
(î) Le ffouvemement de Rerne, sur les instances de l'envoyé françai:<, venait de rappeler les huit compagnies de volontaires que la ville de I^yon avait rciTulées ponr sa défense, a Et ponrce que l'urmée des seipneurs de Tavanes et Mogeron sont si prt's de Lyon, qui pourroit rausor quelque rencontre et attacquement de leurs pens et de ceux de Bt'rne à leur rellraicte, Messeigneurs, pr>ur éviter l'inconvénient qu'en pourroil sourdre, prient les sei<;neurs ambassadeurs du Uoy qu'il leur pl.ii.-e donner quelque ordre à l'endroict desdicts seigneurs de Tavanes et Mogeron et aullres gens du Roy, affin de
laisser paysihl .M:»ut d<''partir les bandes de Berne » {Archives
féfféra/e'!, à Berne. — Extrait du protocole des iustruclious, G, 69'; 9 septembre 15G2.)
DE GASPARD DE SAULX-TAVANES i07
qu'ilz paient bien leurescot. Sy avez affaire du costé de dessa en chose pareille, je ne fauldré vous en acommoder, estant pour ceste heure asseuré la voullontez de naus maistre fraternisser au despens de leurs ennemys. Qui est l'endroit de mes afectiocjnées, etc.
J'estime d'aultant que nous sommes près Lyon, qu'ilz viendront droit à Chevayne, Treffort ou Sainct- Amour; par quoy je vous prie leur faire dresser ce qu'il leur fault de vivres de ce coustô là.
Bibl. Nal. — Fonds français. — Ma. iGSt, f. 03. — Minute.