A M. DE VILLEFRANCON
Camp près Anso, 20 soplombrc 1.jG2.
Mon frère, j'ay receu voz lettres et suis bien merry de vostre maladie pour les affaires que nous avons. Monsieur de Nemours est arryvé fort mal accompaigué et n'a amené un^,^ seul homme avec luy, qui puisse faire service aux affaires de ce camp. Je suis après à me dosvelopper de luy tant (pie jt^ puis, mais je n'eu juiis venii- an hont, pour nn^ retirer à Mascon, s'il m'est pos^ible. .Mais je ne voys pas commant j'en poni'ray venir an boni. Il n'a amené ung seul homme qui puisse faire expédicion ny donner ordre aux vivrt^s. Quoy (pTii en soyl j»^ ni'tMi venlx dévelop[)er, avec cela qui* je suis assés mal saing pour endurer si longue fali^ui*. Quant aux Suisses de Berne, (jui estoyenl à Lyon, ilz s'en sont
allez, et n'en est demeuré que troys ou quatre enseignes qui sont bien accompagniés. Voillà ce que je vous puis mander, sinon qui ne s'est faict chose à Mascon touchant noz réparacions; là où vous ou moy ne sommes, il ne fault pas attendre que l'on face jamais rien. Me recommandant à vous de bon cueur, je prie Dieu vous donner bonne et longue vie.
Du camp près de Auce, le xx* septembre 15G2.
Bibl. Nal. — Fonds français.— Ms. 4G38, f. -21. — Minulo.