I.e Cardinal Mazarini
Saumur, le i3 lévrier 16
loi-,1 que ce sCr.i M. vie Manicamps-' qui VOUS donnera ceste lettre et étant informé de toutes choses je me remet .1 -,i \
\. il v a apparanse que le corps que les enemis ont résolu de taire entrer en France par la Picardie, il aura a présent continué
marché et que vous de concert a\ec M. le mareschal de I .1 l'erté n'aurez rien oublié pour leur donner des embarras, q que je sache tort bien le peu de monde que vous ave/, et que je ne
iphc. ordinal M.ijarin, t. II.
I gueral, comte de icamp, maréchal de ctmy
AU MARÉCHAL D'AUMONT 5i
doucte point que les ennemis, pour favoriser l'entrée dudit corps, ils n'ayent fait quelque diversion du costé de la mer et dans le Bolonois, mais en ce cas j'espère que vous aurez laissé quelqu'un en ce pais la pour empêcher les courses, faisant prendre les armes aux abitants et que vous vous serez avansés avec le monde, que anrés pu ramassés, pour faire le plus d'ostacle aux enemis qui vous aura este possible. J'espère aussy que M. le duc d'Elbeuf aura fortifié les troupes du Roy en faisant prendre les armes aux peïsans de la frontière et particulièrement du coste de Peronne et de la Tèrache et que la bonne intelligense qui est entre vous produira des effects très avantagieux au service du Roy en ce rencontre.
Le Roy s'en ira vers Orléans après avoir donné ordre à la sédition que M. de Rohan ' a faite dans la ville d'Anger, et comme cela, en nous approchant plus de la frontière on pourra mieux y envoyer les assistenses. Je travaille à trouver un fond capable de remonter au moins les cavaliers démontés qui sont dans les régimens qui ont quartier en Picardie et vous conjurant de m'aymer toujours je vous seray très obligé si vous prennes la peine d'asseurer Madame la Mareschale de mon très humble service.
Je vous prie de faire tenir la lejtre cy-joincte à M. d'Estrades.
M. le Mareschal d'Ainnont.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont. — Cette lettre, avec le post-scriptum qui l'accompagne, est publiée dans l'édition du Journal de Dubuisson-Aubenay de M. Saige (t. 11^ p. 363).
1 Rohan-Chabot, gouverneur d'Anjou, nom et le titre, tenait le parti de Condé, gendre et héritier du duc de Rohan, dont Assiégé dans Angers par Hocquincourt, il la reine lui avait permis de prendre le dut capituler le 28 février.
il LETTRES DE MAZARIN