I.YII
Monsieur,
Je suis très ayse d'avoir prévenu vostre désir par les ordre- du Roy que je VOUS av faicl envoyer de VOUS en retourner a la frontière pour VOUS opposer a ce que le- ennemis v voudraient
• La I . erneur d7 naît de mourir à la fin de i65a.
entreprendre. L'on est très persuadé que vous avez faict tout ce qui estoit dans la possibilité pour empescher le passage de ceux qui sont venu en deçà. L'on se prépare a les aller chercher et il y a tout sujet d'espérer qu'ilz ne s'en trouveront pas bons marchandz. Cependant comme Sa Majesté retient M. le comte Broglio pour l'avenir en ces quartier et que cela l'empesche de pouvoir retourner à La Bassée, je vous conjure et pour le service du Roy et pour l'amour de moy, ledit sieur comte estant comme vous scavez de mes meilleurs amys, de vouloir prendre un soing particulier de sa place et de l'assister en cas que vous sceussiez que les ennemis eussent quelque pensée de ce costé là, sur ce je demeure, Monsieur, vostre très affné et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
A Blois, le 17 mars 1 653.
M. le Mareschal d'Aumont.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont. — Publiée dans le tome II, p. 366, du Journal de Dubuisson-Aubenay, par M. Saige, sous la date du 17 mars i652.
Monsieur,
Vous sçaurez les intentions du Roy par les despesches de M. Le Tellier et par la vive voix du sieur de Valhubert lequel vous dira aussy quelque chose de ma part. Je seray bien aise de le trouver après demain à Amiens de retour d'auprès de vous, informé de vos sentiments sur le sujet de .son voyage. Je vous prie donc de prendre la peine de me le faire scavoir par luy et de me croire tousjours, Monsieur, vostre très affné et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
A Compiègne, le 7 septembre 1 653.
M. le Mareschal d'Aumont.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont.
Monsieur,
Je m'vnformeray de ce qui se pourra faire pour la chanoinie de Metz dont voua prenez la peine de m'escrire, car je ne scay pas, si o 1 1 <• a vaqué dans un mois, que ce soit a mov a y pourvcoir. Je me remets pour les autres choses à ce que j'ay dict à M. le prince d'Harcourt et a M. vostre fils qui vous en informeront. Je vous prie seulement de faire marcher avec le plus de diligence qu'il se pourra les compagnies suisses qui viennent de Calai> et d'Ardres et celles qui sont à Bologne1 les faisant venir droict à Amiens. Je vous conjure aussy de tonifier le plus que vous pourrez, vostre régiment françoia par ce que le Roy faict estât de femmener avec luy aussy bien que celuv d'Allemand?, lequel parce moyen rencontrera en chemin les deux compagnies qui y doivent estre incorporées. Cependant je demeure. Monsieur,
ne très afl ' et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
A Amiens, le l6* septembre u ?3.
S il dépend1 de mov la collation du bénéfice que vous demandez je donnerav ordre d'en faire le* expéditions. Je vous conjure de faire repartir à l'instant les comp. luissea qui sont
a Bi lulogne et les autres de Calais et Ardrcs, quand elles arriveront comme aussi de fortifier le plus que vous pourrez vostre régiment de Yillequier puisque Sa Magesté le veut amener avec Luy et M. vostre nlz entend aller luy-mcsmc pour amener ce renfort.
.\/. U héaretehal d'Aummit.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont.
' Boulogne-sur-Mer. ' Autogriphe
Monsieur,
J'ay receu la lettre que vous avez pris la peine de m'escrire de hyer, je suis bien aise que vous nous renvoyez vostre régiment et de voir par le rolle que vous m'avez addressé qu'il soit en fort bon estât. Le Roy en sera asseurement très satisfait, ce corps estant destiné pour servir au lieu ou sera Sa Majesté et je vous suis obligé en mon particulier du soing que vous en avez pris. Vous m'avez faict injustice de croire que j'aye eu de la froideur pour vous. Il est vray que rien ne me touche plus sensiblement que la mesfiance que mes amis prennent de mon affection, mais je vous asseure que cela na pas empesché que je n'aye tousjours conservé les mesmes sentimens pour vous et que quand jen trouveray la conjonction et les moyens propres, vous me trouverez ford chaud pour vos interest, comme je suis persuadé que vous conservez aussi la mesme passion pour les miens que vous m'aves tesmoigné si obligeamment par le passé. Je me remets du surplus a la vive voix de ce gentilhomme et je demeure, Monsieur, vostre très affné et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
Amiens, le 19" septembre 1 653.
M. le Mareschal d'Aumont.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont.
74 Ll TTRES DE MAZARIN
Monsieur.
Je vous escrivis1 hier par le gentilhomme de M. le mareschal
de Naullé et celle cy VOUS sera rendue par deux personnes qui vous sont bien connues, elles vous entretiendront de ma part, les aient prié de VOUS aller voir pour cest effect et de me renvoier le gentilhomme que je envoie exprès afin quil puisse me rapporter tous vos sentiments sachant bien a quel point vous este* zélé pour tout ce qui resgarde le service du Roy. Je vous prie de donner entière croianec a ce que les dittes personnes vous diront puisque sans vous aller trouver moy morne je n'en pourrais emploiér d'autres en qui jeusse plus de confiance. J'attenderay avec impatience destré assisté des vos bons conseils et ie vous coniure dé croire que personne n plus dé passion que moy, Monsieur,
vostre très afT" et très véritable serviteur,