‹ Correspondance du cardinal Mazarin avec le maréchal d'AumontChapitre 53 sur 70 · CX XX VI II · texte numérisé non relu

CX XX VI II

Monsieur de Villequier, '

i que mon cousin le mareschal Rohan se loue extrêmement du soing que vous avez eu Je donner des ordres pour la conservation de ses terres, il .se plaint de ce qu'ils midi mal exécutes et que les soldats vont r. toutes -es fermes et faire battre

le bled qu'ils amènent vendre S sons. [I vous demande que je luy fasse faire raison et à ses fermiers sur l'argent que l'on envoyer,! pour la demve monstre et il sera bon pour pourvoir au désordre que vous faciez dire aux commandans rps

qu'ils lacent SÇavoir à leurs cavaliers et soldats que l'on en usera ainsy afin qu'ils donnent ordre que cela n'arrive plus. Il me semble aussy qu'il ne faudrait pas permetti gens-là

de vendre le bled qu'ils dérobent ei qu'il faudrait saisir le butin et le mettre dans les magazins du Roy qui le ferait paver aux particuliers a qui on l'aurai! pris. Apportez en cela tout l'ordre qu'il vous sera possible, car vous sçavez que ce qui touche mon sin le Mareschal m'est très considérable. Je suis. Monsieur de Villequier, vostre bien bon amy.

A Paris, et i ? septembre i65o.

• Autographe.

Monsieur de Villequier,

J'ay tousiours faict une estime particulière de vostre personne et je m'intéresse si passionnément en ce qui vous touche que vous ne devez point douter que je n'aye appris avec joye la nouvelle que vous m'avez donnée de l'adventage que vous avez eu sur les ennemys1 et ce succez ma esté d'autant plus agréable qu'il le sera à Leurs Majestés et qu'il est arrivé en un temps que les affaires présentes sembloient plus le désirer. Ce n'est pas d'aujourd'huy que j'ay une parfaicte connaissance de quelle sorte vous sçavez agir et les preuves que vous en avez données sont si considérables qu'il ne se présentera jamais occasion de les faire reconnoistre que je ne m'y employé d'aussy bon cœur que je suis, Monsieur de Villequier, vostre bien bon amy,

Gaston.

De Paris, xn* d'octobre i65o.

Adresse :

A Monsieur^

Monsieur de Villequier, lieutenant général de l'armée du Roy, mon seigneur et neveu.

* Allusion au combat dAubenton du 3o septembre précédent (Gtff. i65o, p. 1 345).

LETTRES DU ROI, DE LA REINE, ETC

Monsieur de Villequier, *

Le dernier succez du secours que vous avez faict entrer dans

Mouzon2 m'a este d'autant plus agréable qu'il est important

au bien de l' Estât et qu'il ne fjict qu'accroistre la gloire qui

accompagne d'ordinaire vostre conduite. Si cette place occupe

encores à présent toute l'armée des ennemys, c'est un effect de

cette entreprise et je soushaiteroys pour mon entière satisfaction

qu'elle les obligeast d'enlever Le siège. J'a) sceu du gentilhomme

que vous m'avez depesché ce qui s'est passé en cette occasion et

je remects ù luy de vous tesmoigner combien je nous estime

et jusques à quel point je suis, Monsieur Je Villequier, vostre

bien bon amy,

Gaston.

De Paris, ce xxiiii* d'octobre i65o.

Adresse :

A Monsieur,

Monsieur de Villequier, lieutenant gênerai de l'armée du Roy, mon seigneur et neveu.

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