‹ Correspondance du cardinal Mazarin avec le maréchal d'AumontChapitre 54 sur 70 · CX II · texte numérisé non relu

CX II

M tnsieur de Villequier,

Ayanl advis que les ennemis assemblent les trouppes qu'ils avoyeni envoyées en Flandres et quecesi pour entrer en Picardie, j'aduertis mes armes des desseins ou j'ay résolu de les employer

• Autographe. un secours de quatre cents hommes dans

1 Villtquieravaitfaitentrer le i3octobre cette pi. i

présentement. J'envoye vers la mer le sieur d'Estrades auquel j'ay donné la charge de mon lieutenant gênerai en mon armée de Flandres en l'absence et soubs l'auctorité de mon cousin le comte du Plessis-Praslain, mareschal de France, pour s'opposer à tout ce que les ennemis pourroyent entreprendre de ce costé là, ce que j'ay bien voullu vous faire scavoir par cette lettre et vous dire par l'advis de la Reyne régente, madame ma mère, que vous ayez a assembler les genlilzhommes et la milice du Boulonnois pour servir selon et ainsy qu'il sera le plus advantageux agissant en cette occasion suivant les advis dudit sieur d'Estrades et gardant une particulière correspondance avec luy, comme aussy que vous l'assistiez des fores du pays, et luy demandiez assistance de celles qui sont soubz sa charge en cas de besoin. Que pour empescher que les habitans des lieux ouverts à la campagne ne soyent surpris, vous leur ordonniez de se retirer avec leurs bestiaux, grains et autres choses qu'ils pourront transporter dans 'es villes et places ou ils seront en seureté. Et la présente n'estant pour autre fin, je prie Dieu, etc.

Louis.

Escrit à Paris le troisième décembre i65o.

Adresse :

Le Tellier.

A Monsieur,

Monsieur de Villequier, l'un de mes lieutenans généraux en mon armée de Flandres, cappitaine des gardes de mon corps, gouverneur de Boulogne et de Monthulin, et en son absence ' . . .

A En l'absence de Villequier, ce fut d'Hanappes et le mit en déroute entre lord Digby qui courut sus au comte Arras et Bapaume (Ga; ,n° 188, p. 1621).

LETTRES DU ROI, DE LA REINE, ETC

Mon Cousin,

Je n'ay pas plustost sceu le différend qui est survenu entre mes Regimens d'infanterie d'Orléans, de Languedoc et de Valois et ceux de Rambures, de Persan et de la Marine, que j'ay faict résoudre en mesme temps, pour prévenir les mauvaise suittes qui en pourroientarriver, que mesdis Regimens iront servir en l'armée de Champagne et que les autres serviront dans l'autre corps. Je suis si persuadé de l'affection que vous ave/ pour tout ce qui me regarde, que je ne doute point que VOUS ne teniez la main pour faire exécuter ponctuellement cet ordre. Aussy devez vous croire qu'en toutes les occasions qui pouront contribuer à VOStre advantage, vous connoistrez jusques à quel point je suis, Mon Cousin,

vostre bien bon cousin,

Gaston.

De Paris, ce xxvni* de juin i63i.

Monsieur le Mareschal d'Aumont, lieutenant général des armées Je Flandres.

Page 1