‹ Correspondance du cardinal Mazarin avec le maréchal d'AumontChapitre 61 sur 70 · CLX · texte numérisé non relu

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Monsieur,1

l Roy rient d'avoir présentement advis que les Espagnols ont inresty avec de la carallerie la ville d'Oudenarde, a

comme Sfl Majesté, avant que de prendre sur cela aucune résolution nv de faire aucune démarche, désire de sçavoif bien

' Autographe. ' Autographe.

' l.c Chevalier de Gcr I -lires

du Cardinal Maçarin, t. III. p. 047.

positivement ce qui en est, elle me commande de vous faire ces lignes par cet exprès pour vous dire de sa part qu'elle désire que vous destachiez incontinent deux partis de vingt maistres chacun commandés par des officiers capables de vous faire un ridelle rapport de ce qu'ils apprendront, que vous envoyés ces deux partis l'un en-deça de l'Escault et l'autre au delà, pour aller le plus près d'Oudenarde qu'ils pourront, avoir des nouvelles des ennemis et vous les rapporter ensuitte de quoy il vous plaira, Monsieur, de me donner en dilligence advis de ce que vous aurés appris afin que j'en puisse informer Sa Majesté. Cest le seul suject de ces lignes et pour vous asseurer que je suis tousjours vostre très humble et très affné servite îr,

Louvois.

Au camp devant l'Isle, le 17 aoust 1667. M. le Duc d'Aumont.

Monsieur,

J'ay receu les lettres que vous m'avez faict l'honneur de m'envoyer par ce cavallier, elles ne meritoyent pas que vous preniez la peine de me les addresser, estant de gens qui ne parlent que de leurs affaires particulières. La contrescarpe a esté emportée cette nuit et l'on y a perdu quelques officiers, des gardes fran çoises et assez de soldats. Je suis toujours, Monsieur, vostre très

humble et très affné serviteur,

Louvois.

Au camp devant Lisle, le 25 aoust 1667.

LETTRES DU ROI, DE LA REINE. ETC

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