M. de Serre à M. de Wendel
Nice, 95 mars 1890.
Ma poitrine ne se fortifie pas aussi vite que je le voudrais ; mais, coûte que coûte, je serai avec vous pour la loi des élections. Rappelez dans Toccasion à Rover sa promesse et ma reconnaissance.
Vous m'oublierez si je vous dis de faire à votre femme mes amitiés et celles de la mienne. Ne m'oubliez pas près de M . Laine ; il a parfaitement parlé ; nul n'est allé plus au fait que lui*.
Au revoir.
Votre ami,
H. DE Serre.
* Voyez t. II, p. /é75.
2 Dans la discussion sur le projet de loi qui suspendait la liberté individuelle. — Voyez VHistoire de la Restauration, par M. Nettement, t. V, p. 310.
ANNÉE 1850. fUS
Eh bien ! ce que vous désiriez s'opère, la réunion de toutes les nuances royalistes. Il faut rendre justice à la droite, ils ont été sages. Ils ont pu juger aussi qu'on n'est pas moins fort pour garder de la mesure, et qu'au contraire on oppose avec bien de l'avantage le calme aux fureurs. Pour Dieu, qu'ils persévèrent, car il n'y a plus un pouce de marge pour faire des folies ! Et quand ils auront bien convaincu tout le monde qu'ils ne s'occupent pas d'eux-mêmes, mais de la monai*chie, quand par la justice et la modération ils auront regagné l'opinion , personne ne sera plus content que moi de voir le pouvoir en leurs mains.