Le baron Pascfuier à M. de Serre
ISdmaî 1890], deux heure».
Mon cher ami ,
Peut-être îrai-je vous voir dans une heure, mais, comme cela n'est pas sûr, je veux vous dire que nous sommes fortement travaillés par la fin du discours de Royer-CoUard^ et par l'annonce de l'amende-
* La discussion sur Tarticle P'' avait commence le S7. — Voyez la Vie politique de M. Royer-Collard, par M. do Barante, t. Il,
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ment que Camille Jordan doit faire demain et dont je vous ai parlé hier. Beugnot, le brave Beugnot, en était ce matin tout interloqué.
Cependant cet amendement ne nous donne aucune sécurité, ni aucun autre qui ne changera pas le principe de la loi qui est précisément ce que Royer veut conserver. Je pense donc qu'il est de la plus haute importance de bien établir cette vérité, car, si ce malheureux amendement passait, il nous ruinerait au présent, et pourrait bien nous couper bras et jambes sur tout ce que nous pourrions vouloir faire nprès.
Comment êtes- vous ? vous sentez-vous trop fatigué?
Mille et mille amitiés,
Pasquier.