M. Royer-Gollard à M. de Serre
Ce jeudi [8 juîn 1890].
J'ai, mon cher ami, ce qu'il y a, je crois, de pis au monde : un mal d'oreille que rien encore n'a pu vaincre. Avant-hier je fus obligé de sortir de la séance avant trois heures ; hier j'ai gardé la chambre. Je vais faire effort aujourd'hui pour aller conseiller le double vote. Si je pouvais, je l'appuierais à la tribune d'une ou deux phrases ^ Qu'on ait le même esprit de l'autre côté, et nous pourrons faire la loi à l'unanimité*.
Votre ami,
Ro YER-COLL ARD .
* Comparez la Vie politique de M, Royer-CoUard, par M. de Baranie, t. II, p. 61.
2 Dans la nuit du 7 au 8, le ministère, la droite presque entière, le centre droit et le centre gauche sVtaient entendus, et avaient résolu de soutenir la proposition de M. Boin. — Voyez ÏHistoire tk la Restauration, par M. de Viel-Castel, t. VllI, p. 596.
ANNEE 18S0. hTZ