‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 2)Chapitre 194 sur 241 · M. do la Boulaye à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. do la Boulaye à M. de Serre

[8 juin 1890.]

L'autorité du Roi triomphe, chose immense. Cette joumée-ci doit nous perdre ou nous sauver.

Beaucoup de bons esprits craignent le doublement de la Chambre. En cas de succès, responsabilité terrible; mais le succès me paraît impossible. Voici, ce me semble, la détermination à prendre : déclarer que le gouvernement ne se séparera pas de sa majorité; mais cette majorité veut la paix et consent à revenir à des propositions précédemment faites par le gouvernement et qu'elle n'a pas repoussées.

Veut-on l'amendement de Courvoisier avec le cinquième, le double vote et les 500 francs pour les éligibles d'arrondissement? Que cette proposition soit mise aux voix, sans la diviser. La Chambre prononcera.

Si la majorité actuelle est notablement accrue pour l'adoption, les ministres, d'après les ordres déjà donnés par le Roi, consentiront.

Sinon exposition de l'état actuel de Paris et de la France; la loi actuelle sans désemparer. Il n'y a plus de délai possible ^ .

* Voyer les Discours de M. de Serre, t. II, p. 176-178.

U7k CORRESPONDANCE.

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