GUIZOT
M7. — X. Goliot au baron Pa8q;ai«r*
Par», 18 juilkt ISIX
Monsieur le baron,
M. le g^rde des Sceaux» en m'annonçant que je Tiens d'être, ainsi que plusieurs de mes amis, éloigné du Conseil d'État, m'écrit :
« Vous jouissez de 6,000 francs sur les Affaires étrangères ; ils vous seront conservés. )»
J'ai été fort étonné d'une telle errerar. J'en ignore^ complètement la cause. Je n^aî point et n*ai jamais eu aucune pension ni traitement d'aucune sorte sur les AjBEaires étrangères. Je n'ai donc pas même b^ soin d'en refuser la conservation. Il vous est aisé.
mcmsieiir le baron, de vérifier ce fait, et je vous prie de vouloir bien le faire pour M. le garde des Sceaux et pour vous-même, car je ne souffrirais pas que personne pût avoir le moindre doute à cet égard.
Agréez, je vous prie, monsieur le baron, l'assurance de ma respectueuse considération.