III
d'arriver. Tout ce monde a'empêche pas qu'avec la pluie le Mont-Dore ne soit un vilain trou.
Au revoir, chère maman et excellente amie; j'espère que mon père et vous, vous portez bien, que vous allez quelquefois voir nos chères petites. Je vous charge de les embrasser pour moi aussi tendrement que je vous embrasse. Mes respects à mon
père.
Votre boD fils.
8M.— M. de Im Boolaye à M. et à Mn^de 8«m.
Paria, lundi SA juîUet l&Û.
Pour vous expédier nos premières lettres, mes chers amis, Mézy a profité d'une estafette que M. de Damas envoyait à sa famille. Le mieux est quelquefois l'ennemi du bien. A-t-il bien ou mal fait? Voilà huit grands jours sans nouvelles de mes pè« lerins. Depuis cette aimable petite lettre de Fontainebleau qui était comme une queue de conversation» je n'ai rien reçu, rien appris. Le temps me parait long, et j'ai besoin de me rappeler la barque de César et sa fortune pour être tranquille sur votre voiture et les grands chemins.
Mazure, qui me quitte, me dit que, depms quelques jours, la censure n'a pas assez de ciseaux pour les impertinences des journaux libéraux. IjB Cour--
AJNNÉE 18âO. 5kT ,
rier surtout devient intolérable. La révolution de Naples a ravivé le feu de ces messieurs. Ils se croient, ils se disent sûrs de la victoire. Les grandes, puissances feront bien d'y regarder de près. Jusqu'ici, les yeux sans cesse tournés vers la France,, elles n'ont pas fait assez d'attention aux volcans quii pouvaient s'ouvrir ailleurs. On nous guettait. Grâceà vous, nous nous sommes ouvert un passage à travers des difficultés qui paraissaient inextricables:, mais ce n'est qu'un ajournement, disent nos adversaires, et les échos en France et au delà répètent : ajournement.
Hier, chez M. Roy, le duc de Richelieu m'a demandé des nouvelles de vos enfants et m'a chargé d'ofiPrîr au père et à la mère ses respects et ses tendres amitiés.
J'ai rendez- vous demain chez M. Mounier pourcauser des élections en généi*al et de celles de mon. département en particulier.
Je vous aime présents, je vous aime absents ; maisne soyez pas trop silencieux. Amour aveugle, cela est admis ; amitié muette, je m^oppose.
bUB CORIiESPOiNDANCE;.