CHAMBRE DES DÉPUTÉS
Séance da 16 mars.
M. LE OENéRAL* FoY Permettez-moi> messieurs, d'exprimer
à celte tribune la douleur et l'ëtonnement que m'a causds Tinterprêta tion donnée aux paroles que j'ai prononcées à la fin de la séance du 13. J'ai voulu designer cette poignée de délateurs et d'oppresseurs de 1815 que, pendant ma carrière active de trente ans, je n'avais rencontrés sous aucune bannière ni dans aucun des chemins de l'honneur. La vivacité même de mes expressions ne prouve-t-elle pas suffisamment qu'on ne devait pas, qu'on ne pouvait pas les appliquer à une classe nombreuse de citoyens qui a beaucoup et longtemps souffert, à des hommes que j'ai combattus corps â corps, et par conséquent avec estime, à Oberkamlach et dans vingt autres rencontres, à des Français qui, rentrés en France depuis dix-neuf ans, y retrouvèrent tout de suite la considération, qui, dans les temps paisibles, s'attache naturellement à tout ce qui est élevé dans la société? J'ai été offensé par un de mes collègues» qui lui-même s'était cru offensé par moi dans la cause de ses anciens compagnons d'exil. Nous avons fait ce que font gens de cœur en pareille circonstance. Mais» comme citoyen» comme député, il me restait un devoir à remplir, et je le remplis ici avec loyauté et confiance ; je serais le plus malheureux des hommes si de fausses interprétations données à mes paroles, par mes anciens et nombreux compagnons d'armes ou par d'autres» introduisaient de nouveaux éléments de discorde dans notre pays qui n'a besoin que de paix et d'union. (Une foule de voix dans toutes les parties de la salle : jBien, bien^ très-bien!) Notre sang à tous» quelque ligne <{ue nous ayons suivie précédemment, ne doit plus couler que pour la défense de la patrie, du trône et de nos institutions constitutionnelles. (Nouveau et très-vif mouvement d'adhésion générale.)
M. i*E Ck>iu>AY. Les éclaircissements que M. le général Foy vient «te donner sur ce qui s'est passé à l'avant-demière séance, éclaircissements qu'il avait déjà donnés avec loyauté à plusieOrs de nos collègues et à moi-même» ne doivent laisser aucun doute sur ses véritables sentiments. Je déclare donc que l'expression dont je me suis servi dans cette même séance du 13 n'aurait pu être appli-
aOA CORRESPONDANCE.
Les grands parents vont très-bien.
Mille bonnes tendresses, chers amis; portez-vous
bien.