M. de Serre à sa mère
Nice, 18 mars 18».
Nous recevons, clière maman, votre lettre du 8. J'ajoui'ne toujours mou retour au temps où vous aurez du chaud à Pai'is, aux environs de mai : voilà pour la santé; pour la politique, au temps où Ton discutera la loi des élections. J'espère que ces deux époques pourront concourir. Le voyage m'a trèsvite sorti de l'état de maladie ; mais il faut beaucoup plus de temps pour raffermir ma poitrine fatiguée, pour restaurer toute une machine qui l'est depuis longtemps. Et, comme vous le dites, les chagrins, les mauvais temps que j'ai eus depuis mon séjour ici m'ont encore retardé.
Au revoir, chère maman. Que je regrette, maintenant que tout mon temps n'est plus pris par les aûaires, de ne pas me trouver à portée de vous pour vous en donner une partie ! Au moins, dans cet état de convalescence, je me rappelle tous vos bons soins et toutes nos heureuses conversations dans des moments pareils.
Annette vous fait mille amitiés.
Nous vous embrassons tendrement ainsi que mon père, que je me réjouis de voir mieux portant. Tout à vous, chère maman.
Votre meilleur ami,
H. DE S