‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 2)Chapitre 88 sur 241 · M. de la Boulaye à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. de la Boulaye à M. de Serre

Paris, samedi 18 mars 1820.

Nous ne savons pas encore ce que déterminera la commission des élections. MM. Laine et Bourdeau y tiennent seuls pour le projet de loi présenté. Les autres en demandent le rejet; ensuite, et selon l'usage, ils ne se mettraient point d'accord. Nous allons essayer de gagner du temps et de mettre, après les journaux et les comptes, le budget sur le tapis. Mais comment venir à bout de cette commission des recettes? Le génie de Ganiih était l'Arimane des finances, et ce génie a, cette année, beaucoup étendu ses ailes.

Sainte- Aulaire est parti ce matin pour le Gibeau. Votre lettre du 6 à Wendel, celle du 8, dont je vous

ai déjà remercié, m'ont mis au large. Je n'attendais pas moins. J'aurais moins osé dire. Fort de tant d'excellentes pensées, je me suis énergiquement exprimé et j'ai donné à la i^ituation toutes ses couleurs dans une longue lettre dont Sainte-Aulaire est porteur. Vous y intervenez pour tout ce que vous m'avez dit de tendre sur notre Ovide et pour beaucoup de vos sages prévisions sur les paires.

Nos gens d^Espagne vont nous donner du fil à retordre. Il y a de grandes ressources encore, comme

VOUS dites, et surtout si la droite en est suffisamment touchée.

Mille bonnes tendresses, mes bien chers amis. Je vous aime et vous embrasse de tout mon cœur.

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