M. de la Boulaye à M*** et à M. de Serre
Paris, jeudi 90 mars 1890.
e VOUS remercie, belle et chère Excellence, de "^^^"tx-e lettre du 22. Remettons sur pied notre valet chambre qui m'a toujours paru un excellent gar- , et qu'il vienne prendre exemple de moi au ^^^^xideville. Il verra comment on s'évanouit sans se ^^oîre mort.
iO temps est superbe. Hier la promenade de Long- .mps, dont je n'ai vu que le début en me rendant ^ A^t. Chambre, a été favorisée du plus beau soleil; ^^^a*îs elle a dû se ressentir du fatal événement. Peu ^^ t;oîlettes sans crêpe; peu de joies pures.
X^ouise va partir pour la promenade. Marie est
* Le baron Romain-Joseph de Brigode, né à Lille le 98 février
' "^S. Auditeur au Conseil d*État en 1803, il repre'senta le d^par-
^^^^^€nt du Nord au Corps l^islatif de 1805 à 1810, et à la Chambre
^^s députes de 1815 à 1823, puis de 1828 à 1837 : il siégeait sur
^s bancs de la gauche. En 1837 il fut e'ieve' à la pairie. Il mourut
^*^êhien-les-Bains le 5 août 185Z». 11 avait e'te nomme chevalier
® la Lëgion d'honneur en 1811 et officier en 1831.
im CORRESPONDANCE.
guillerette. Eugène et les grands parents se portent bien. Le baron* voltige dans la maison.
Le Roi va très-bien ce matin .
Profitez, très-cher ami, du beau temps, humez le bon air, refaites des poumons et attendez, pour revenir, qu'il y ait quelque clarté jetée sur nos élec tions. Nous allons bientôt y regarder de près. On du temps avec des gens qui ne marchent qu'à jour nées d'étapes et qui séjournent à chaque article nous n'en sommes encore qu'à l'article 7 de la 1 sur les journaux. Finirons-nous aujourd'hui ?
J'ai vu hier les de Broglie. Même bonne amiti même bonne grâce de leur part, même ténacité de mienne. Mais...
Mais on revient toujours A ses premiers amours.
On dit maintenant que la position est bien cha gée, qu'il ne s'agit plus d'élections, que l'on tout à craindre de toute espèce de loi. On ne \ pas que tout cela ne change rien aux dangers de la 1 actuelle, que la loi nouvelle eût amené toutes fureurs dont on gémit, et qu'en somme il ne s'a^î* (jue de ceux qui ne veulent pas des Bourbons et d^ ^eux qui en veulent. Tout ne s'aperçoit pas to"*^^ d'une vue dans le jeune ménage. Il faut les aim car ils en sont dignes, et les observer, car ils jeunes.
M. le duc de Richelieu vous aime et vous hono*""^' Le terrain est solide.
1 M. d'Eckstein.
Vous en savez plus long que nous sur ces insuri*ectîons italiennes.
Au revoir, bien chers amis.
On attend Sainte-Aulaîre sous huitaine.