Le comte Siméon à M. de Serre
31 mars 18SX).
M Pasquier vous aui'a tenu au courant, mon cl»^^^
collègue, de toutes les tribulations à travers It^^^"
quelles nous avons obtenu les deux lois relatives ^ la liberté individuelle et à la censure des journa»^ • Il nous reste à livrer la grande bataille des électica^^» et nous y arrivons harassés des fatigues des deti* combats précédents et de l'impopularité qu'ils o^* versée sur nous. Quelque bonnes que soient nos vu^^* nous sommes sur un mauvais terrain. La majori^^* dont nous aurions besoin est bien incertaine sur l^ projet de loi relatif aux élections. Il fourmille d'ol>^
jections graves, et Ton s'accorde généralement à penser que, tant qu'il sera composé de quarante articles, Ja discussion en sera interminable, vu la tactique employée par le centre gauche dans la discussion des deux projets précédents. J'augure mal denotre projet, car la crise me paraît violente; l'aigreur, l'audace, l'insolence du centre gauche surpassent ce que j'avais vu dans les Cinq-Cents à la veille du 18 fructidor. Je n'en combattrai pas moins du peu que j'ai de forces et de moyens, et le dévouement qui ^SL fait accepter un fardeau pour lequel j'avais une
t>î^ri forte répug'nance ne m'abandonnera pas ; mais
je "^roudrais qu'il ne fût pas inutile. Je vous regrette ^^tant pour le conseil que pour la discussion, car *1 Serait bien essentiel que nous pussions nous prépa.ï*er une discussion avantageuse par la manière ^^ïît le sujet en serait préparé : en l'état je le crois ^^^.iivais. Mais ce n'est point là le sujet principal ^^ ma lettre.
Je dois vous parler
IMes respects à M"*® de Serre, mille vœux pour "^otre santé et votre prompt retour.
SiMÉON.
âti/i CORRESPONDANCE