‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 114 sur 247 · M. de la Boulaye à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. de la Boulaye à M. de Serre

Paris, vendredi 31 mars 18SÏ0.

Nous avons eu 27 voix de majorité pour la loi sit^-—^ les journaux.

Royer est la montagne en travail. Il vous répon^^-^' (Ira. J'ai lieu de croire que votre lettre lui a faifr ^^^ du bien ; l'amour-propre et l'amitié avaient besoiiC^ ^^ de cette consolation. Vous connaissez son discours^ ^^* En appeler à la majorité des années précédente^ ^^^^ lorsque le dernier renouvellement l'a dissoute, év^ quer les mânes d'un parti qui n'a plus de corps^ c'est de la poésie, ce n'est pas de la politique. Qu( Ton dise beaucoup de mal des nouvelles lois, je \m^^ conçois, mais on n'a pas choisi son terrain. Il fallai ^^^ s'enrôler, se compter et sacrifier à l'urgence toutes -^ss les nuances d'opinions. Lors de la réformation, le ^^^^ dissidents ont suivi divers sectaires, mais tous on-^^^t combattu contre le Pape, leur ennemi commui Notre ennemi commun, c'est la haine des Bourbonj Si nous sommes divisés, nos adversaires le soi aussi : les républicains, les bonapartistes, les chistes servent sous les mêmes drapeaux, et, si Ci mille et Royer ne les désertent pas, pourquoi vei lent-ils que nous en désertions d'autres?

Dans l'état actuel de la Chambre, une loi en qui

,jite-trois articles est impossible à discuter. On va dr si quelque chose de plus simple peut être étaî sur les mêmes principes. Toute la partie régleantaire peut être laissée à l'ordonnance. Imaginez I. abrégé, et dites-le-moi.

Xe Roi va très-bien.

"Vous jugerez nos débats par les journaux. jM"® Louise attend patiemment votre lettre, plus ipatienmient ses bonbons.

ISLille tendresses, mes bien chers amis.

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