M. de la Boulaye à M. de Serre
Paris, vendredi 31 mars 18SÏ0.
Nous avons eu 27 voix de majorité pour la loi sit^-—^ les journaux.
Royer est la montagne en travail. Il vous répon^^-^' (Ira. J'ai lieu de croire que votre lettre lui a faifr ^^^ du bien ; l'amour-propre et l'amitié avaient besoiiC^ ^^ de cette consolation. Vous connaissez son discours^ ^^* En appeler à la majorité des années précédente^ ^^^^ lorsque le dernier renouvellement l'a dissoute, év^ quer les mânes d'un parti qui n'a plus de corps^ c'est de la poésie, ce n'est pas de la politique. Qu( Ton dise beaucoup de mal des nouvelles lois, je \m^^ conçois, mais on n'a pas choisi son terrain. Il fallai ^^^ s'enrôler, se compter et sacrifier à l'urgence toutes -^ss les nuances d'opinions. Lors de la réformation, le ^^^^ dissidents ont suivi divers sectaires, mais tous on-^^^t combattu contre le Pape, leur ennemi commui Notre ennemi commun, c'est la haine des Bourbonj Si nous sommes divisés, nos adversaires le soi aussi : les républicains, les bonapartistes, les chistes servent sous les mêmes drapeaux, et, si Ci mille et Royer ne les désertent pas, pourquoi vei lent-ils que nous en désertions d'autres?
Dans l'état actuel de la Chambre, une loi en qui
,jite-trois articles est impossible à discuter. On va dr si quelque chose de plus simple peut être étaî sur les mêmes principes. Toute la partie régleantaire peut être laissée à l'ordonnance. Imaginez I. abrégé, et dites-le-moi.
Xe Roi va très-bien.
"Vous jugerez nos débats par les journaux. jM"® Louise attend patiemment votre lettre, plus ipatienmient ses bonbons.
ISLille tendresses, mes bien chers amis.