‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 217 sur 247 · M. Guisot au baron Paaqniar · texte numérisé non relu

M. Guisot au baron Paaqniar

P9ns, 18 juillet l89fX

Monsieur le baron,

M. le garde des Sceaux, en m'annonçant que je viens d'être, ainsi que plusieurs de mes amis, élûîgné du Conseil d'État, m'écrit :

« Vous jouissez de 6,000 francs sur les Affaii'es éti*angères ; ils vous seront conservés. »

J'ai été fort étonné d'une telle erreur. J'en ignoie complètement la cause. Je n'aî point et n'ai jamais eu aucune pension ni traitement d'aucune sorte sur les Affaires étrangères. Je n'ai dcohc pas même besoin d'en refuser la conservation. Il vous est aisé,

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monsieur le baron, de vérifier ce fait, et je vous prie de vouloir bien le faire pour M. le garde des Sceaux et pour vous-même, car je ne souffrirais pas que personne pût avoir le moindre doute à cet égard.

Agréez, je vous prie, monsieur le baron, l'assurance de ma respectueuse considération.

GuiZOT.

M8. — Le baron Pasqaier à M. Ghiizot.

Le 18 juillet 1830.

Je viens, monsieur, de vérifier la cause de l'erreur contre laquelle vous réclamez, et dans laquelle j'ai moi-même induit M. le garde des Sceaux.

Votre nom se trouve en effet porté sur les états de dépense de mon ministère pour une somme de 6,000 francs, et, en me présentant cette dépense, on a eu le tort de me la présenter comme annuelle ; dès lors je dus la considérer comme un traitement .

Je viens de vérifier qu*elle n'a pas ce caractère et qu'il ne s*agîssait que d'une somme qui vous avait été Gcax^tée comme encouragement de l'établissement d'un journal^ . On supposait que cet encoura-

* « J'arais ^t^ charge de transmettre cet encouragement pour Tiftablissement du journal le Courrier français, >» (Noie de M. Guîzof, Mémoires, 1. 1^, p. /i73.)

DOJé CORRESPONDANCE.

gement devait être continué; de là le caractère d'annualité donné à la dépense.

Je vais me hâter de détromper M. le garde des Sceaux en lui donnant cette véritable explicatioiL

Recevez, monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.

Pasquier.

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