‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 4 sur 247 · M. de la Boulaye à M""® de Serre · texte numérisé non relu

M. de la Boulaye à M""® de Serre

Paris, mardi 15 février 185^0.

Tout ce que nous apprenons sur les derniers moments de notre malheureux prince est déchirant. Il aimait les cheveux de la duchesse; elle les a coupés pour qu'ils fussent donnés à sa fille ^ lorsqu'elle sera en

* Louise-Marie-Thërése d'Artois, nëe aux Tuileries le 91 septembre 1819. Elle dpousa, à Frohsdorf, le 10 novembre 18/i5, le prince hëre'ditaire de Lucques, qui devint, en 18i«9, duc de Parme et de Plaisance, sous le nom de Charles III. Veuve le 'â7 mars 185/i, elle gouverna, comme rëgente, les États de son fils Robert I®'; elle en fut spoliée en 1859 et mourut à Venise le 1®' février I86/1. Ses vertus et les talents dont elle fit preuve en des circonstances

âge d'apprécier ce douloureux présent. Germeau vous envoie les gazettes ; vous les mouillerez de vos pleurs.

M. dePuymoisson m'a donné des nouvelles de M. de Serre, de Lyon. M. Siméon vient d'en recevoir par l'un de ses amis d'Aix.

J'ai l'âme contristée. La présentation de la loi d'élection est différée.

Sans adieu, mes très-chers; je vous aime bien.

Les ministres ont été en conseil hier ; ils y sont ce matin et vont à quatre heures chez le Roi.

M. le duc de Richelieu montait en voiture pour Calais lors du cruel événement. Il reste.

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