‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 68 sur 247 · M* de Serre à sa mère · texte numérisé non relu

M* de Serre à sa mère

Nice, 8 mars 1820.

Je vous renvoie, chère maman, une lettre d'Hva cinthe qu'il avait mise sous mon couvert et qui m' été envoyée ici. Vous verrez que, pour avoir de s nouvelles, je l'ai lue. J'ai usé d'un ancien privilège de confiance que je ne pense pas avoir perdu.

Maintenant que nos douleurs sont un peu apaî sées, il ne nous reste plus que les inquiétudes conkmunes à tout le monde sur la situation générale d affaires.

Je sens que mon rétablissement serait prompt nous avions un beau temps un peu soutenu. 3 nous n'avons presque jamais deux beaux jours suite. Nous sommes tourmentés de vents violents 4{ui ne sont pas ceux de la saison. Je patiente prends le mieux possible mes précautions. Je f; tout aussi.pour gagner du temps et n'arriver à

qu'à peu près rétabli, au moins pour y arriver dans une saison assez chaude pour que, en me livrant aux affaires, elle me permette de me rétablir

Au revoir, chère maman ; si ce peut n'être que dans deux mois, je serai, j'espère, bien portant. Avec quelle joie je vous embrasserai, vous, mon père et mes bonnes petites ! Au revoir. Nous vous faisons ainsi qu'à mon père, Annette et moi, toutes nos tendresses.

Toujours votre bon fils et votre meilleur ami,

H. DE S

En donnant des nouvelles d'Hyacinthe à Thérèse, <lonnez-lui-en des miennes.

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